Du SEO sans WordPress ?

SEO sans WordPress, le référencement naturel

Aujourd’hui, tout le monde fait du plutôt bon référencement naturel sans vraiment le savoir. Pour cela, il suffit d’installer WordPress, et… voilà. Comme il est plutôt bien fait, et si le thème choisi ne lui met pas de bâton dans les roues, il ne reste qu’à installer une extension qui va bien pour optimiser tout ça.

Mais les autres, ceux qui n’utilisent pas de CMS, ils font comment ?

Référencement naturel ?

Ok, j’exagère un peu, WordPress, ou tout autre bon CMS actuel, ne fait pas tout. Sinon le métier de référenceur n’existerait plus.

Pour être tout à fait sincère, avant d’utiliser WordPress, je ne mettais pas grand chose en oeuvre pour référencer naturellement mon site. C’est justement en voyant les bonnes pratiques qu’il met en place, que je me suis habitué petit à petit. Et il m’en reste encore beaucoup à découvrir.

En parlant de bonnes pratiques, c’est un peu comme ça que le SEO en général devrait être qualifié : il n’existe pas de mode d’emploi ou de recette pour bien positionner son site Web, mais plutôt des bonnes pratiques SEO, à adapter selon son activité ou le but de son site.

Au fait, le référencement naturel est un outil de SEO (Search Engine Optimisation) qui consiste en l’optimisation d’un site et de ses pages pour qu’il apparaisse le mieux possible dans les pages de résultat de moteur de recherche, les fameuses SERP, ou Search Engine Result Pages.

Le contenu

Le contenu est le principe de base du référencement.

Il doit intéressé vos lecteurs, être bien structuré et être publié régulièrement, c’est-à-dire pas forcément tous les jours, mais il vaut mieux étaler les publications que créer dix pages la même semaine et ne pas y revenir avant six mois.

Et quand je parle de régularité, une fois par an a priori ne suffit pas…

Ajouter des illustrations peut aussi aider à améliorer le contenu.

La structure du contenu

Découper en parties

Le contenu doit être structuré à l’aide des balises de titre : <h1> à <h6>.

Les moteurs de recherche semblent apprécier un contenu bien structuré en parties et en sous-parties logiques. Après tout, aussi évolués soient-ils, ce ne sont que des logiciels informatiques…

Une règle disait qu’il ne devait y avoir qu’une balise H1 par page. Elle n’est plus totalement vraie : les moteurs de recherche comprennent bien la syntaxe HTML5, qui permet de structurer le contenu par zone.

Ainsi il est possible de définir le titre du site dans un H1 dans la nouvelle balise <header> d’HTML5, et un titre de page ou d’article, toujours avec un H1 dans une balise <article>.

En clair, les moteurs de recherche savent catégoriser les différents titres.

Les micro formats

Les différentes informations d’une page peuvent être marquées dans le code HTML avec des attributs de balises particuliers, pour permettre aux moteurs de recherche de les retranscrire dans ses résultats.

Il est possible de marquer par exemple le nom de l’auteur d’un article, la date de publication et de mise à jour, l’adresse d’une boutique, ses horaires d’ouverture, le plat du jour d’un restaurant, …

Plusieurs normes de micro formats sont disponibles, comme par exemple hAtom.

La prise en compte de ces champs par Google par exemple peut être vérifiée sur ses Webmaster tools.

Pour le moment quelques formats seulement sont exploités sur les SERP, mais le nombre devrait grandir.

Le contenu dupliqué

Cela peut paraître évident, mais le contenu ne doit pas être dupliqué.
Ok, c’est facile, il suffit de ne pas écrire deux fois la même chose…

En fait ce n’est pas si simple : indépendamment de votre volonté, ces URL pointent vers la même page :

  • http://monsite/mapage/
  • http://monsite/mapage/?replyToCom
  • http://monsite/index.php?pageId=5

Et vous savez qu’il s’agit de la même page… mais pas le robot du moteur de recherche.

Alors il est nécessaire de le lui préciser, avec cette balise à ajouter dans l’en-tête HTML de la page :

<link rel="canonical" href="http://monsite/mapage/" />

Les mots-clefs

Choisir les mots-clefs

Je ne parle pas des meta keywords à l’ancienne, les moteurs de recherche ne les lisent plus, et peuvent être supprimés sans regret.

Je parle plutôt d’expressions composées d’un à trois mois qui caractérisent votre contenu, et pour lesquels vous apprécieriez que les moteurs de recherche affichent votre page, la mieux placée possible dans les SERP.

Ainsi, le mieux est d’en choisir plusieurs, et de les disséminer le plus naturellement possible dans votre page.

On peut parler de nombre de répétition par nombre total de mots, le fameux pourcentage de répartition, mais le mieux est de répéter les expressions clefs sans qu’elles ne rendent le texte illisible.
En clair, répétez ces expressions, mais pas trop pour ne pas polluer la lecture de vos visiteurs.

Ces expressions devraient/pourraient être présentes dans :

  • l’URL de la page
  • le titre (dans la balise <title>)
  • les titres du contenu (les balises <h1> à <h6>)
  • le contenu
  • le contenu en gras ou en italique
  • le texte des liens (l’ancre) entre les pages de votre site

Bien sûr toutes les expressions ne doivent pas être présentes à tout ces endroits à la fois.

Si les expressions clefs sont communes à plusieurs pages, une solution peut être de ne pas insister sur toutes les expressions sur toutes les pages, mais bien les répartir et lier les pages entre elles.

Ce travail se fait donc page par page, mais aussi stratégiquement sur l’ensemble du site.

Un outil d’analyse

Alyze.info est un outil qui permet de connaître rapidement le poids des expressions clefs sur une page, pondéré par emplacement (titre, contenu, …).

Il permet donc de savoir sur quelles expressions la page est susceptible d’être bien placée.

Et quelques fois, ce sont certains mots-clefs qui ressortent, mais pas forcément ceux qui sont pertinents. Par exemple, avec un article paru en janvier, et cinq commentaires le même mois, le mot janvier va ressortir et devenir important.

Structure du site

Après le référencement on-page, passons au référencement on-site, c’est-à-dire la stratégie pour faire interagir les pages entre elles.

Encore une fois, le site doit être bien organisé, en catégories, en sous-catégories, … en essayant de ne pas aller trop loin dans l’arborescence. Juste ce qu’il faut en fait, ce qui est facile à dire, mais pas forcément à mettre en oeuvre.

D’ailleurs une bonne structure de site doit pouvoir être facilement retranscrite sur papier. C’est même une très bonne première étape pour commencer (ou recommencer) une structure de site.

Toujours dans le cadre d’un démarrage de site, si vous rédigez le contenu au fur et à mesure, je vous conseille de créer un minimum de catégories, et d’en créer plus quand le nombre d’articles concernés devient assez conséquent.
Il vaut mieux peu de catégories bien garnies et réorganisées périodiquement que beaucoup de catégories presque vides.

Enfin, le site map est un outil que vous pouvez (devez même) proposer aux moteurs de recherche pour faciliter leur lecture de votre site.

Il s’agit d’un fichier au format XML accessible depuis votre site qui doit être déclaré aux différents moteurs de recherche, dans les Google Webmaster Tools par exemple.

Liens internes

Toujours dans le cadre du site, il est nécessaire de faire communiquer vos pages entre elles par des liens tantôt bien optimisés, c’est-à-dire dont l’ancre contient les mots clefs intéressants pour la page de destination, tantôt moins optimisées, par exemple ‘Cliquez ici’.

Encore une fois, cette répartition doit être naturelle, d’une part pour éviter les pénalités, mais aussi pour toujours se donner la liberté d’écrire naturellement en tant qu’humains pour… des humains.

A priori, le fait de lier les pages entre elles permet de passer la popularité de la page source à la page de destination, ce qui est appelé dans nos contrées, le jus.

Les pages peuvent aussi être liées avec une rubrique ‘Sur le même sujet’, comme en bas de cette page.

Le mot de la fin

Après un an à m’amuser avec ce blog, notamment sur la partie SEO, je ne suis sûrement pas un expert, mais tout ceci est la synthèse de ce que j’ai mis en oeuvre, et qui semble fonctionner.

Aussi, je l’ai déjà répété plusieurs fois, mais j’insiste : une page Web ne devrait pas être construite pour nos amis les robots des moteurs de recherche, mais bien pour les visiteurs qui les liront. C’est certainement le point crucial pour engager un site sur la bonne voie.

Enfin, si vous voulez approfondir, et apprendre vraiment énormément en SEO, aussi bien en référencement naturel que dans les autres disciplines, je vous conseille la formation en ligne que j’avais déjà évoquée : We Are Blogger, notamment son module référencement.

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2 réflexions au sujet de « Du SEO sans WordPress ? »

  1. Salut David !

    Je découvre de nouvelles astuces à chaque passage, votre site est très instructif.
    J’avais entendu parlé de cet outil je viens de le tester il m’a l’air bien intéressant.
    Jusqu’à présent j’utilise l’exetension SEO quake bar qui me permet d’identifier plusieurs choses: la densité, le ratio code/texte, le PR, les backlinks…

    Merci vous tous ces articles riches en contenu!

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